Suivre quelqu'un sur Twitter sans avoir à s'y inscrire soi-même

Clavier d'ordinateur avec touche RSS
Un indice est dissimulé dans cette photo : saurez-vous le retrouver ?

Comme vous le savez, je ne microblogue pas. Et quand bien même le ferais-je, je n'utiliserais pas un service aussi fermé que Twitter.

Je regrette que ce genre d'enclos fasse florès sur le Web. J'ai l'impression que l'on est en train d'abîmer quelque chose.

On est en train de remplacer un espace ouvert à tous par un club ouvert seulement sur invitation, selon le bon vouloir du maître des lieux.

J'espère de tout cœur que cette évolution n'est pas irrémédiable.

J'ai récemment souhaité suivre une personne qui utilise Twitter pour faire état, plus fréquemment que sur son blogue, de ses avancées dans son projet.

Tout ce qui m’intéresse c'est de prendre connaissance de ses messages d'information. Je n'ai pas besoin de communiquer avec cette personne par ce biais (il m'arrive de communiquer avec elle par courriel, son adresse figurant sur son blogue).

En fait, je voudrais suivre son microblogue de la même manière que je suis actuellement les blogues qui m'intéressent.

J'ai alors entrepris de me renseigner sur les logiciels de micro-blogage permettant de suivre quelqu'un sans être soi-même inscrit sur Twitter. Et bien figurez-vous que ce n'est généralement pas prévu !

C'est finalement AnatomicJC sur le forum debian-fr.org qui m'a donné la solution : les comptes Twitter sont dotés d'un flux RSS déterminé de la façon suivante :

http://api.twitter.com/1/statuses/user_timeline.rss?screen_name=USERNAME

Il suffit alors de remplacer USERNAME par le nom du compte qui nous intéresse pour pouvoir suivre son compte à l'aide d'une technologie libre et ouverte.

Malheureusement, compte tenu du fait que Twitter est un service totalement centralisé et fermé, ses propriétaires peuvent très bien décider du jour au lendemain de ne plus émettre sous forme de flux RSS les messages postés pour contraindre d'avantage de gens à s'inscrire à leur service.

Il n'y a rien à faire contre ce genre de décision arbitraire : c'est une des raisons pour lesquelles on ne peut que déconseiller l'usage de Twitter.

17 commentaires

#1 lundi 13 juin 2011 @ 04:27 Carbuncle a dit :

Malheureusement, compte tenu du fait que Twitter est un service totalement centralisé et fermé, ses propriétaires peuvent très bien décider du jour au lendemain de ne plus émettre sous forme de flux RSS les messages postés pour contraindre d'avantage de gens à s'inscrire à leur service.

Rien ne vous empêche de récupérer les flux via l'API de twitter (ce qui permet aux client d'interagir) pour écrire votre transformateur en RSS. Comme dans un logiciel libre, en fait.

#2 lundi 13 juin 2011 @ 08:16 Antoine a dit :

Rien n'empêche l'éditeur du service de n e plus publiqer l'API ou de la rendre inopérante, et ce jour au lendemain.

#3 lundi 13 juin 2011 @ 10:34 CarlChenet a dit :

antistress : merci pour cette méthode, qui arrive juste une semaine en retard par rapport à mon besoin :) J'avais finalement trouvé une méthode un peu plus tordue mais qui marche également.

L'usage de Twitter est bien sûr à déconseiller. Dommage que quelques personnes très intéressantes en aient fait leur outil de microblogging privilégié alors qu'une alternative libre comme identi.ca/statusnet est tellement plus libre, flexible et efficace ...

#4 lundi 13 juin 2011 @ 11:25 waraxe a dit :

Personnellement ça fait déjà un petit moment que j'utilise cette méthode en utilisant Thunderbird comme lecteur de flux RSS.
L'inconvénient avec les RSS c'est que l'on ne peut pas avoir les conversations et que les liens ne sont pas transformés.
Tiens, je viens aussi de m'apercevoir qu'on ne peut plus accéder au flux en cliquant sur le bouton de firefox (celui-ci reste grisé). Lorsque j'avais pris les liens, on pouvait le faire facilement par cette méthode. Donc en fait il y déjà du y avoir une régréssion à ce niveau là.

#5 lundi 13 juin 2011 @ 12:09 billux a dit :

Intéressant cette astuce, merci !

Ça m'étonne même un peu que twitter donne accès à un flux RSS standard et ouvert à tous.

Pour ceux qui utilise Statusnet comme moteur de microblogging, je viens de voir qu'il y a un plugin permettant de suivre un flux RSS dans sa timeline : SubMirror, qui est présent dans le répertoire plugins/ d'une install de Statusnet. Il n'y a qu'à l'activer.

#6 lundi 13 juin 2011 @ 13:09 CarlChenet a dit :

Pour ceux que ça intéresse, la pitoyable explication de Twitter pour expliquer pourquoi ils ne proposent pas officiellement le flux rss :

http://support.twitter.com/groups/31-twitter-basics/topics/111-features/articles/15361-how-to-find-your-rss-feed

En gros, comme ils ne peuvent pas vous tracer, ils préfèrent ne pas assurer le service.

#7 lundi 13 juin 2011 @ 16:52 mydjey a dit :

Il semblerait bien que Twitter soit en train de s'éloigner des flux RSS :
http://twitteradar.com/twitter-shoote-ses-flux-rss/news

A bien y réfléchir les RSS sont le plus proche concurrent de Twitter.
A quand une évolution du protocole RSS "à la Twitter" ? Ça aurait le mérite d'être déjà déployé sur tout l'Internet au contraire d'Identica. Ou bien un rapprochement des RSS et d'Identica...

#8 lundi 13 juin 2011 @ 19:04 antistress a dit :

Carbuncle : Antoine t'a répondu. Comparer les garanties offertes par Twitter avec celles offertes par le Logiciel Libre, il fallait oser tout de même...

CarlChenet : wow une star sur mon blogue, la classe :-) désolé pour la chronologie malheureuse :-/

Tous : merci pour vos commentaires

#9 lundi 13 juin 2011 @ 20:47 Carbuncle a dit :

Pour en revenir a Twitter vs le libre.

Le succès de Twitter est justement principalement du a la présence de cette API. Imaginons néanmoins que l'on décide de ne plus utiliser Twitter.

Il faut donc un service de microbloging :
- open source
- hébergé chez soi.

Si j'héberge mon microblog ailleurs, je suis dépendant de mon hébergeur ce qui revient à être dépendant d'un système propriétaire. Utiliser indenti.ca est donc similaire à utiliser Twitter puisqu'on est dépendant du bon vouloir du site en question concernant les mises à jour, les API ou le traitement des données. La seule alternative valable consiste donc a installer statusnet chez soi.

Je dois donc m'occuper de :
- L'installation
- Les mises à jour
- Les backup

Ce qui nécessite donc minimum la location de 2 machines a des endroits géographiques différents (redondance) alimenté en électricité 24H/24. Et ce pour chaque utilisateur. (La planète vous remercie)

Admettons.

Reste le problème de la "centralisation". Un des succès de Twitter est les partenariats qu'il peut nouer, avec Google par exemple. Si chaque utilisateur de statusnet y va de sa version du logiciel (avec éventuellement sa customisation d'API), ce genre de liens entre les plateforme est impossible (ù très compliqué).
Sur Twitter, lorsque j'accède à un compte, les possibilité qu'il m'offre sont simple, claires, et a priori identiques pour tout les compte. Quel crédit vais-je apporter a status net si certains compte me permettent de les suivre en RSS et d'autre pas. Certains sont limité sa 50 caractères. D'autres a 350 etc etc etc.

Donc OUI Twitter a des inconvénients, mais dans le cadre de : "Petits messages publiques facilement accessible par tout le monde", il me semble qu'un système bien géré, centralisé, et possédant une API complète est une alternative bien meilleure qu'un "truc" décentralisé, mal mis à jour par ses utilisateurs et qui ne garanti en rien une accessibilité du service, ni un écosystème cohérent.

Donc OUI au libre, OUI à la confidentialité des données. Mais en faire le seul et unique argument de choix d'un technologie sans prendre en compte les contraintes que ca apporte, principalement pour les =>autres personnes<= (qui sont précisément celle qu'on vise lorsqu'on PUBLIE un tweet ou un message), à ce moment la : NON

#10 mardi 14 juin 2011 @ 01:10 antistress a dit :

@ Carbuncle qui écrit "Un des succès de Twitter est les partenariats qu'il peut nouer, avec Google par exemple. Si chaque utilisateur de statusnet y va de sa version du logiciel (avec éventuellement sa customisation d'API), ce genre de liens entre les plateforme est impossible (ou très compliqué)."

Tu inverses le problème. Si Twitter était ouvert, il n'y aurait pas besoin de partenariat par définition. Je n'ai pas de partenariat avec Google pour mon blogue et pourtant je suis référencé, n'est-ce pas étrange ?

"Sur Twitter, lorsque j'accède à un compte, les possibilité qu'il m'offre sont simple, claires, et a priori identiques pour tout les compte. Quel crédit vais-je apporter a status net si certains compte me permettent de les suivre en RSS et d'autre pas. Certains sont limité sa 50 caractères. D'autres a 350 etc etc etc."

Imagine que quelqu'un invente le Web et que chacun se mette à publier son site personnalisé au lieu que tout le monde utilise le même moule : certains feraient des billets longs, d'autres des billets courts, on n'aurait même pas de garantie sur la qualité ! Dingue...

#11 mardi 14 juin 2011 @ 11:03 Carbuncle a dit :

Si Twitter était ouvert, il n'y aurait pas besoin de partenariat par définition. Je n'ai pas de partenariat avec Google pour mon blogue et pourtant je suis référencé, n'est-ce pas étrange ?

=> Je parle de services "additionnels", bien évidemment :)
Exemple : http://www.google.be/webhp?sourceid=chrome-instant&ie=UTF-8&ion=1&nord=1#hl=en&xhr=t&q=Linux&cp=4&pq=dominique%20strauss%20kahn&pf=p&sclient=psy&nord=1&tbm=mbl&source=hp&aq=0&aqi=&aql=&oq=Linu&pbx=1&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.&fp=2228f4c5e71e91b2&ion=1&biw=1263&bih=605
(je ne sais pas si le lien passera, mais il s'agit globalement de l'onglet "temps réel" dans Google)

Quand au web qui utilise le même moule, vous détournez mon propos: les limitations de Twitter sont avant tout d'ordre "techniques". les règles du jeu sont fixées et chacun fait comme il l'entend, dans la limite des règles imposées. Avoir une autorité qui fixe des règles communes c'est quand même bien pratique pour faire des trucs....ineropérables.
Par exemple, quand l'autorité du web qui fixait le HTML a manqué de poids, on se rappelle tous des horreurs que cela a pu donner pour les webmasters...
Et le fait est qu'il est très facile de fixer des protocoles quand on est une entreprise qui gère la chaîne de bout en bout. Cela l'est beaucoup moins si on est un commité indépendant qui subit les pressions des uns et des autres.
Dans certains cas, cela vaut la peine de faire l'effort de créer ces instances indépendantes. Dans d'autres cas, non...

Vouloir tout décentraliser tout le temps sans réfléchir est une aberration technique, de même que tout vouloir libérer tout le temps est une aberration économique.

L'extrémisme libriste décentralisateur, même s'il semble défendre la veuve et l'orphelin et protéger la forêt amazonienne des multinationales carnassières, n'en reste pas moins d'abord et avant tout...un extrémisme.

#12 mardi 14 juin 2011 @ 21:46 waraxe a dit :

À la base Internet est quand même un réseau décentralisé, donc c'est la nature même que de suivre ce schéma.
Ensuite pour ton deuxième argument concernant l'interropérabilité, on a inventé les standarts et les RFC pour ça. Et c'est justement un problème quand c'est une entreprise qui fixe les règle et ton exemple du HTML le montre. Microsoft avait pris trop de poids avec Internet Explorer et s'était écarté du standart. Les développeurs ont du faire avec à cause de ça et ça a conduit à une stagnation au niveau de l'innovation.
Enfin pour le "partenariat" avec google, c'est très simple : il suffit d'un standart dans lequel chaque instance de StatusNet pourrait dire si oui ou non elle met ses données en public et si oui, google pourrait indexer ces données. Dans ce cas là il s'agit juste d'aggrégation donc que ce soit une seule grosse instance ou plusieurs petites, il n'y a aucune différence.

#13 mardi 14 juin 2011 @ 23:51 kiddo a dit :

Tiens donc. Je me demande de qui il parle dans cet article :)

Les raisons pourquoi je ne me suis jamais donné la peine de remplacer Twitter par identi.ca:

- J'ai initialement rejoint Twitter uniquement pour faire des recherches et voir ce qui se "disait sur pitivi" dans la twittosphère (et y répondre si nécessaire)

- L'interface d'identi.ca était, du moins lorsque j'ai commencé, repoussante/mêlante.

- Puisque mon but principal était de regarder l'évolution de l'opinion publique sur certains sujets comme pitivi, seul Twitter peut être représentatif (note: je suis abonné à un flux RSS pointant vers cette recherche!). Sur identica? Rien. La masse critique n'y est pas.

- Je considère que je ne publie rien de crucialement important sur twitter... sinon ça mériterait un billet de blog, je pense.

- Donc je n'accorde pas assez d'importance ou de "criticalité" au service de twitter pour que je le considère comme devant être absolument décentralisé et libre; c'est pas comme pour mes conversations instantanées ou communications VoIP ou hébergement de mon site personnel.


Je ne dis pas qu'une alternative libre et décentralisée à Twitter n'est pas un objectif intéressant en soi... mais dans mon cas ça fait partie des choses auxquelles j'accorde moins d'importance (incluant la phobie de Mono et des brevets logiciels, ou Chromium vs Firefox, par exemple)

#14 mercredi 15 juin 2011 @ 00:32 antistress a dit :

@ kiddo : et, non, perdu, il ne s'agit pas de toi ! Franchement, pourquoi m'enquiquinerais-je à trouver un moyen de te suivre alors que tu m'envoies de très bons résumés par courriel ;-)
En fait il s'agit d'une femme qui contribue à la finalisation d'une partie de HTML5 qui m'intéresse particulièrement.
J'ai un billet sous le coude qui sera publié quand le standard sera finalisé... patience !

Ton argument de la "criticalité" me touche vu que je ne vois pas l'intérêt personnellement du micro-blogage comme j'ai déjà pu l'écrire. D'ailleurs pour reprendre l'exemple donné par Carbuncle ci-dessus, l'intérêt de faire une recherche Web limitée aux tweets m'échappe totalement.

Il reste un problème important : utiliser Twitter pour publier, c'est un peu comme utiliser Flash : on s'en remet à une entreprise au lieu d'adopter des formats libres et ouverts et donc facilement intéropérables.
Si demain Twitter impose d'être inscrit pour lire les tweets "publics" (ce mot aura t-il encore un sens ?), il n'y aura rien à faire : il sera trop tard.

Il y a là une vraie régression par rapport au Web tel qu'il a été conçu et dont nous avons profité.

#15 mercredi 15 juin 2011 @ 23:01 kiddo a dit :

L'essence même de twitter est d'être public par défaut. Chercher à twitter en privé va à l'encontre du but principal du bestiau: voir ce qui se dit dans l'opinion publique.

Sinon, ça s'appelle fessebouc. Ou du moins "l'ancien" Facebook.

#16 mardi 05 juillet 2011 @ 22:44 antistress a dit :

@ Carbuncle : Twitter et Google poursuivent leur route chacun de leur côté http://www.clubic.com/internet/google/actualite-433126-recherche-instantanee-google-twitter-renouvellent-partenariat.html

#17 mercredi 15 février 2012 @ 23:57 naudin a dit :

je souhaite regarder un peu sur twitter sutout en politique. Cordialement .NAUDIN.F.

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