Exposition GAME STORY au Grand Palais à Paris

Affiche de l'exposition GAME STORY, Pixel Art style

Actuellement au Grand Palais, à Paris, et jusqu’au 9 janvier 2012, se tient sur 600 m² l'exposition GAME STORY, conçue par Philippe Dubois (président de l'association MO5.COM qui milite pour la préservation et la mise en valeur du patrimoine vidéoludique) et Jean-Baptiste Clais (chargé des collections de l'association et conservateur au Musée Guimet), que je suis allé voir cet après-midi (un conseil : pour éviter des heures de queue – plus d'1h30 dans mon cas – pensez à réserver vos places sur Internet, vous me remercierez ;-) :

Apparu au début des années 1970, le jeu vidéo est un média jeune qui n’a cessé d’évoluer et de se perfectionner jusqu’à devenir de nos jours une industrie culturelle majeure.
Dès son apparition, ce nouveau média a fait l’objet de nombreuses discussions et analyses s’intéressant essentiellement à l’impact social ou personnel de son utilisation.
Cette exposition vise donc à l’aborder sous un angle différent, esthétique et culturel.

J'ai personnellement été emballé par l'exposition qui se veut adaptée au connaisseur aussi bien qu'au non-joueur, et ce, pour différentes raisons :

  • exposition didactique et chronologique (de 1970 à nos jours) incluant des raretés qui, déjà, en soi, valent le déplacement,
  • une analyse culturelle : les influences de la culture japonaise traditionnelle, du cinéma américain des années 1980 sans parler de celle d'un certain Buster Keaton sur un non moins célébre Mario, soixante ans plus tard...
  • plus qu'une exposition : une multitude de bornes (plus de soixante-dix jeux sur leur matériel d'époque) permettent de (re)jouer à des jeux du plus ancien au plus récent (j'ai ainsi pu rejouer à Sega Rally sur console Sega Saturn, un des plus grands jeux de course de rallye de tous les temps) !

Console Vectrex
Étonnante console Vectrex, au fonctionnement inspiré des oscilloscopes,
et qui parvenait à offrir, fin 1982, une fluidité parfaite et des graphismes vectoriels d'une absolue finesse !

J'ai parcouru l'exposition à l'endroit (du plus ancien jeu vidéo au plus récent), mais un vieux de la vieille qui voudrait faire découvrir l'histoire du jeu vidéo à un jeune pourrait très bien prendre le chemin inverse et commencer par la fin pour dévoiler au fur et à mesure les racines des jeux actuels...

Si vous ne pouvez vous déplacer au Grand Palais, ou si vous souhaitez approfondir le sujet :

  • le site officiel vous offre une sorte d'exposition bis à travers une série de vidéos,
  • les articles en ligne sur 20minutes.fr, masculin.com, lesinrocks.com, lemonde.fr et france24.com (inclus, pour ce dernier, une galerie de photos commentées), le dossier paru sur nouvelobs.com, et surtout le résumé détaillé paru sur jeuxvideo.fr,
  • le magnifique livre méga-collector de l'expo GAME STORY (372 pages aux éditions de la Rmn-Grand Palais) à acheter sur place ou en ligne (pour vous-même ou pour glisser sous le sapin ;-)
  • le numéro hors-série collector « GAMES STORIES : L’histoire secrète du jeu vidéo » du magazine Trois Couleurs (132 pages aux éditions mk2), disponible en kiosque, sur internet et à la boutique de l’exposition (on en parle ici et ), qui, comme l'exposition, intéressera tant le fana que le non-joueur.

GAME STORY, le livre de l'exposition GAMES STORIES, l’histoire secrète du jeu vidéo

Terminons avec cet extrait de l'article de 20minutes.fr dont j'ai donné le lien plus haut et qui devrait faire réfléchir à ce que nous serons capable de laisser ou non aux générations futures, quelque soit le domaine culturel d'ailleurs :

L’expo s’achève avec les dernières consoles, Xbox 360, Playstation 3, Wii. Mais de plus en plus les jeux sont dématérialisés, sans support physique. «C’est dramatique. Préserver les jeux va devenir à l’avenir quasiment impossible, se désole Philippe Dubois. Prenons par exemple le MMORPG “Everquest”. Même s’il est installé sur un PC, aujourd’hui impossible d’y jouer: il n’y a plus de serveurs.» Des mondes entiers de fiction sont aujourd’hui menacés de disparition.

1 commentaire

#1 lundi 12 décembre 2011 @ 21:49 francis a dit :

Merci pour l'info, que de regrets de ne pas être de passage sur Paris pour voir cette expo. Il est loin le temps de mO5, TI99 4A, CPC amstrad et les lignes de codes saisies depuis Hebdologiciel...

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