Le cinéma geek des années 80 : Short Circuit (1986)

Short Circuit (Affiche)
Quelque chose de merveilleux est arrivé...
Numéro 5 est vivant !

Introduction

Nous poursuivons notre périple à travers nos souvenirs avec Short Circuit (le titre n'a pas été traduit en France à la différence de la Belgique, par exemple, qui l'a littéralement traduit en Court-circuit, mais surtout du Québec qui a imaginé un très joli Cœur circuit) qui sort sur les écrans la même année que L'Invasion vient de Mars (objet du précédent billet auquel je vous renvoie pour la peinture du contexte), précisément en août 1986.

Le film

Il s'agit d'un film américain d'action/comédie d'1h34 réalisé par John Badham (auteur un peu plus tôt de La Fièvre du samedi soir auquel le réalisateur dédie d'ailleurs une scène dans Short Circuit, Tonnerre de feu ou encore WarGames, et qui, par la suite, perd un peu de son prestige).

L'histoire est celle de Numéro 5, un robot militaire qui va développer, après un court-circuit, une intelligence et des caractéristiques humaines. Il est recueilli par Stephanie, une jeune femme qui se prend d'affection pour lui. Mais l'entreprise conceptrice, aveugle à sa nouvelle personnalité, organise une traque pour récupérer et neutraliser le robot « défectueux »...

Le dessin du robot a été imaginé par Syd Mead qui a également travaillé sur les univers de Blade Runner et Tron.

Le film fut nominé aux Saturn Award du meilleur film de science-fiction, meilleur réalisateur et meilleurs effets visuels, par l’Académie des films de science-fiction, fantastique et horreur 1987.

Le verdict

On se régale du film comme d'une friandise. Je l'avais beaucoup apprécié au cinéma et, vingt-cinq ans plus tard, je ne suis pas déçu.

Le rythme est soutenu et l'humour fait mouche, mais la prouesse du film est certainement d'être parvenu à rendre N°5 aussi attachant. On le doit à la technique utilisée (pas de stop motion ici, ni d'images de synthèse, mais des modèles en taille réelle tantôt animés comme des marionnettes tantôt téléguidés) et à la performance des acteurs : celui qui double le robot (très bonne VF, au passage) et celle qui joue Stephanie et qui nous fait partager son émerveillement (Ally Sheedy, qui jouait déjà dans WarGames puis The Breakfast Club et St. Elmo's Fire, et dont la carrière ne s'est malheureusement pas poursuivie sur la même lancée).

Vous reconnaîtrez sans peine au passage Steve Guttenberg et G.W Bailey, deux des acteurs principaux de Police Academy (respectivement Mahoney et le Capitaine Harris).

Short Circuit est un film qui plaira autant aux petits qu'aux grands et qui possède tous les ingrédients des meilleurs films tout public américains des années 80 (dont Retour vers le futur reste l'étalon, mais il ne manque vraiment pas grand chose à celui-ci pour l'égaler – peut-être un tube de l'envergure de Power of Love).

À noter que le film a donné lieu à une suite consternante en 1988 avec d'autres réalisateur et acteurs : Appelez-moi Johnny 5.

5 commentaires

#1 samedi 07 janvier 2012 @ 15:59 vikin a dit :

Excellent film.
Numéro 5 a dû marquer les esprits parce que l'on retrouve d'étranges similitudes dans Wall-E

#2 mercredi 11 janvier 2012 @ 02:07 e20100633 a dit :

Suite à cet article, je me suis mis en tête de regarder ce film étant moi-même un aficionado de films de SF plus ou moins anciens (bien que ma période de prédilection soit plutôt autour des années 50/60).

Je dois dire que j'ai globalement apprécié le film. J'ai particulièrement rigoler lorsque Number 5 s'amuse à balancer des répliques de gangster ou à dancer sur Saturday Night Fever. L'ambiance est sympas et le tout reste divertissant.

Maintenant, dire qu'il talonne Retour vers le Futur, je ne trouve pas. Il en ai même assez loin : la photo reste banale, la voix française pour Ben Jabituya est juste un gros WTF à la limite du supportable, sans parler de certaines des réparties du rôle qui sont tout simplement déconcertante (dont une en particuliers est carrément obscène) : si c'était pour le faire passer pour un gros boulet c'est raté, il passe plutôt pour un énorme blaireau qu'on a envie de baffer pour qu'il la ferme. Bref :)

Dans l'ensemble le jeu d'acteur est très inégale et bizarrement le meilleur des acteurs selon moi reste le robot lui-même. D'ailleurs c'est un point fort du film (qui a dit "heureusement ?" ?), il reste impressionnant même après toutes ces années. Avec de gros moyens on pourrait presque en construire un soi-même dans son garage de nos jours et je me prennais durant le film à rêfléchir comment je pourrais monter telle ou telle pièce pour avoir un résultat similaire.

Au-delà du côté technique, le côté "vivant" de Number 5 est vraiment assez bien rendu et je dois dire qu'on se prend vite d'affection pour lui (chose que l'on retrouve tout à fait d'ailleurs comme le dit vikin dans Wall-E). D'ailleurs à propos de similitude, je n'ai pas cherché car la question me vient comme ça : entre le robot de NES (famicon) et Number 5, lequel s'inspire de l'autre ?

Un film qui ne casse pas des briques en somme mais qui reste fun à regarder :)

#3 mercredi 11 janvier 2012 @ 09:34 antistress a dit :

@e20100633 : le rôle de Ben Jabituya n'est pas le meilleur du film. C'est hélas le genre de rôle typique pour lequel un producteur dirait : "Hé ! et si on rajoutait cet élément comique pour dynamiser le tout ?". Un peu comme Jar Jar Binks, quoi). À part ça je trouve le côté action/comédie presque aussi réussi que dans Retour vers le Futur même si sur d'autres plans il reste en deçà. Sinon je vois qu'on est tous d'accord sur les qualités du personnage du robot :-)
D'après Wikipédia, R.O.B., le robot de la NES, a été commercialisé en 1984 au Japon et en 1985 en Amérique du Nord : il a donc l'antériorité. Quant à Wall-E j'avais trouvé le film chiant à mourir (je suis pourtant fan des Pixar en général)...

#4 vendredi 18 juillet 2014 @ 18:04 Jean a dit :

Bonjour, grand fan des deux films, après avoir lu une aussi belle analyse du premier volet à laquelle j'adhère totalement, j'ai été un peu douché en fin d'article : du coup j'aimerais bien savoir ce qui vous déplait tant dans le second opus ?
Qui n'a certes pas le millième de la dimension mythique du premier, mais qui reste une petite comédie agréable dotée d'une bande originale aussi (voire même plus) réussie que celle du premier, ainsi que d'une fin efficace qui rehausse un milieu un peu fade.

#5 mardi 22 juillet 2014 @ 02:13 antistress a dit :

@Jean : de mémoire le rythme était mou et les les acteurs pas très bons ; mais, compte tenu de ton commentaire, je me repasserai le 2 quand je reverrai le 1 ;)

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