libertés numériques

Les anti-fonctionnalités

La liberté enchaînée, par Luciano Castelli (1990) : Tableau de femme dont les bras sont des chaînes

Pourquoi je veux vous parler des anti-fonctionnalités ? Parce que, parmi les avantages intrinsèques du logiciel libre, il y a le fait que le celui-ci vous protège des anti-fonctionnalités.

Exceptionnellement je ne vous propose pas un billet original ; au lieu de cela je vais reprendre littéralement deux très bons exposés sur le sujet, l'un de Benjamin Mako Hill que vous ne trouverez qu'au milieu de cette conférence donnée dans la langue de Shakespeare et qui alimente les deux premiers paragraphes de ce billet, l'autre de Benjamin Bayart que vous ne trouverez qu'au milieu de cette longue (et passionnante) vidéo et qui alimente le troisième et dernier paragraphe de ce billet. Or il me parait important d'attirer votre attention sur le mécanisme des anti-fonctionnalités.

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Un grand pas pour la neutralité d'Internet

Homme souriant vers lequel pointe une bulle de bande-dessinée

Numerama titre aujourd'hui Victoire pour la neutralité du net au Parlement Européen !

Guillaume Champeau nous révèle dans cet article, que je vous invite vivement à lire, tout un tas de bonnes nouvelles, toutes importantes.

Je me concentrerai sur la définition entérinée par le Parlement Européen de la neutralité du réseau : « principe selon lequel l'ensemble du trafic internet est traité de façon égale, sans discrimination, limitation ni interférence, indépendamment de l'expéditeur, du destinataire, du type, du contenu, de l'appareil, du service ou de l'application ».

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Entretien croisé avec alterlibriste

Micro tendu

Ça fait un moment qu'avec alterlibriste on se renifle le derrière : on se retrouve souvent aux mêmes endroits de la Toile à tenir le même genre de propos. D'ailleurs, lorsqu'il a ouvert son blogue l'an passé, j'ai trouvé que ses objectifs affichés pour ce dernier ressemblaient étrangement aux miens. Alors certes, l'un est anti quand l'autre est alter... mais cela suffit-il à discerner parfaitement les personnages ? Pour y arriver, nous avons eu l'idée d'un entretien croisé.

Vous trouverez donc ci-dessous l'entretien que m'a gentiment accordé mon alter ego alterlibriste, tandis que vous pourrez lire sur son blogue celui qu'il m'a soutiré que je lui ai à mon tour accordé. Vous n'avez pas tout saisi ? Ce n'est pas grave, c'est maintenant que ça commence.

NB : Les questions, communes aux deux entretiens, sont d'alterlibriste (partisan que je suis du moindre effort ;)

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Le pénible chemin de la liberté

Randonneurs remontant avec précaution, et à la lumière de leur casque, le chemin difficile d'une caverne

Depuis que j'ai découvert la philosophie du Libre, les idées qu'elle véhicule m'ont profondément influencé et m'ont façonné bien au delà de l'usage de l'outil informatique. C'est ma réflexion sur tous les sujets de la vie, et au final mon éthique personnelle, qui s'en est trouvée modifiée (pour ma part je dirai enrichie mais c'est un point de vue). De fait, les amis que je me suis forgé en amont, et dont je partageais largement la culture, me regardent parfois aujourd'hui, à leur propre étonnement, comme une personne différente qu'ils découvriraient. Le fait est que nos vues sur un certain nombre de sujets ne sont actuellement plus les mêmes. Heureusement, une amitié forte basée sur des valeurs fondamentales partagées et une réelle complicité sait résister à ces turbulences, et, à terme, certainement s'enrichir de ces différences. Mais je disgresse.

Ce que j'ai découvert – ou plus exactement éprouvé car il n'y a rien d'original à ce que je vais énoncer, mais encore me fallait-il l'intérioriser – dans le champ informatique, après toutes ces années, tient en ces quelques constats que je partage avec vous :

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Choisir un ordinateur portable : machine de guerre ou machine de liberté ?

Homme descendant la rue dans un mini tank improvisé, saluant la foule clairsemée

Souvent, lorsque l'on effectue un achat informatique (PC du bureau, carte graphique, ordinateur portable...), on a le réflexe de se constituer « une machine de guerre », métaphore qui signifie que l'on a opté pour un matériel très performant. Après tout, si on ne renouvelle pas très souvent son matériel et que l'on souhaite faire tourner des jeux vidéos par nature exigeants en ressources matérielles, il faut voir loin et s'assurer que l'on aura les performances suffisantes pour les jeux et les années à venir.

Si ce raisonnement se vérifie certainement encore aujourd'hui pour les jeux vidéos, toujours plus exigeants pour appâter le chaland immerger le joueur, il est plus difficile à défendre pour la plupart des autres usages, de la consultation de sites Web au montage vidéo en passant par la bureautique. Pour ces usage, il y a longtemps que la performance requise est atteinte (et dépassée), et pour peu que les logiciels soient optimisés il n'y a pas de raison que ça change (même dans le cas d'un montage vidéo HD par exemple).

C'est ainsi qu'il y a moins d'un an ½ j'ai opté pour un processeur seulement dual core avec puce graphique intégrée (un Intel Core i3-3225, soit un processeur de la famille Ivy Bridge incluant un cœur graphique HD Graphics 4000 – un « Gen7 » dans la nomenclature d'Intel – pour environ 140€ à l'époque), très largement suffisant pour les usages cités à l'exclusion sans doute des « gros » jeux vidéos (je ne joue par sur PC mais sur console).

Du coup si le critère pertinent n'est plus la performance, d'autres critères d'importance deviennent plus visibles, telle la possibilité pour le matériel de tourner avec des logiciels libres. Intégralement.

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