On ne guérit d’une souffrance qu’à condition de l’éprouver pleinement – Marcel Proust

Rédigé par antistress le 23 octobre 2020 - Aucun commentaire

Portrait en noir et blanc de Dinah Washington

Spoiler Alert : nouveau billet, nouvelle chanson ;)

Aujourd'hui j'aimerais simplement illustrer cette pensée de Marcel Proust avec une version remixée par Robbie Robertson (que vous pouvez écouter ici sur YouTube) du titre « This Bitter Earth » chanté en 1960 par Dinah Washington (dont le portrait illustre le présent billet). Cette version, qui inclut un accompagnement magnifique élaboré séparément par Max Richter, a servie pour le film (moins renversant que la chanson) « Shutter Island » sorti en 2010.

Dans la chanson, le personnage éprouve d'abord le besoin de vivre et ressentir pleinement son émotion (la tristesse, l'amertume, voire le désespoir dans son cas) avant de parvenir à la dépasser et, finalement, de retrouver espoir et énergie (à 2min35, qui correspond au dernier paragraphe des paroles ci-après).

This bitter earth
Ce monde amer…
Well, what fruit it bears
Quel fruit va t-il produire,
Ooooh, This bitter earth
ce monde amer ?

And if my life is like the dust
Et si ma vie est comme la poussière
oooh that hides the glow of a rose
qui cache l'éclat d'une rose…
What good am I
À quoi suis-je bon ?
Heaven only knows
Seul le Ciel le sait.

Lord, this bitter earth
Seigneur, ce monde amer…
Yes, can be so cold
Il peut être si froid.
Today you're young
Aujourd'hui tu es jeune,
Too soon, you're old
trop tôt, tu deviens vieux.

But while a voice within me cries
Mais, tandis qu'une voix en moi pleure,
I'm sure someone may answer my call
je suis sûre que quelqu'un répondra à mon appel.
And this bitter earth
Et ce monde amer,
Ooooh may not
peut-être n'est-il pas
Oh be so bitter after all
si amer après tout.

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